peintures

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séries FRIGOS - 2020/22

FRIGOS

Les frigos ouverts quotidiennement mais précipitamment sont assez peu observés et pourtant ces espaces clos, domestiques, privés, révèlent nombre d’enjeux sociétaux et écologiques.

Tout commence par des prises de vues chez des particuliers, sans retouche ni réagencement, comme une radiographie d’un instant t.
Sur la toile, l’échelle des objets légèrement agrandie et une composition frontale renforcent le face à face.

Les attraits esthétiques sont multiples : contrastes lumineux intenses, altération des coloris par la lumière artificielle, opposition chromatique de la lumière froide des parois aux tonalités chaudes des denrées alimentaires, espace perspectif très structuré, fait de lignes et de cloisonnements qui met en scène des vides ou des accumulations d’objets ...

Dans un temps qui semble immobile et silencieux, ces natures mortes réfrigérées révèlent tour à tour, une vie de famille ou la solitude, l’ordre ou le désordre ; la vie, la convivialité, la gourmandise ou un univers froid et aseptisé, le gaspillage ou le dénuement...

Quelques vanités apparaissent - petit clin d’œil fortuit aux natures mortes classiques, avec la part de quiche qui remplace le homard glissant de son assiette en argent, le couteau qui déborde du rayon, un aliment qui s’abîme, autant d’évocations d’un monde qui pourrait basculer.

À l’abondance et l’excès d’emballages peut succéder des lendemains plus incertains, un oiseau discrètement placé nous rappelle la fragilité du vivant.



peintures récentes

huile sur papier - format 28 x 20 cm

Regards croisés - 162 x 116 cm - 2019 - huile sur toile


installation pour l'oeuvre de réalité virtuelle LILI - 2019

Les peintures et dessins en noir et blanc ont été réalisés in-situ pour accompagner une lecture immersive d'un texte de Marguerite Duras avec un casque de réalité virtuelle.  Exposition collective Présences : Art numérique - Arts plastiques , Château de la Veyrie, Bernin (38). 

série Paysages d’un huis clos - huiles sur toile - 100 x 73 cm - 2019
série Immersions - huile sur papier - 30 x 30 cm - 2019

" Toujours c’est presque l’aube. Ce sont des heures aussi vastes que des espaces de ciel. (...) L’idée vous vient que la mer noire bouge à la place d’autre chose, de vous et de cette forme sombre dans le lit. " 
" L’eau noire continue de monter, elle se rapproche. Elle bouge. De longues lames blanches la traversent, une houle longue qui retombe dans des fracas de blancheur. "      extrait, La maladie de la mort de Marguerite Duras



série  Les dormeurs - 2018 - cliquer sur les vignettes pour agrandir

Les dormeurs éblouis par le soleil ou à l’ombre d’un arbre nous entraînent dans leur rêverie. Le temps est suspendu.

Les corps flottent, deviennent plus légers, les tissus sur lesquels ils sont couchés se gonflent d’air et deviennent tapis volants.

L’esprit peut alors s’échapper des corps et vagabonder dans un espace de couleurs et de vibrations, goûter au repos de l’être.

La rêverie adoucit les souvenirs, favorise l’harmonie du rêveur avec le monde et libère son imaginaire.



série Reviviscence - 2016 

Quelque chose n’est plus, dont il reste cette présence


Travaux d'avant